Scrofularia nodosa

Cette plante, communément rencontrée dans les lieux humides se voit jusqu'à 1 400m. Sa floraison (de juin à septembre-octobre) n'attire guère le regard: les fleurs réparties sur une hampe qui peut être assez longue, sont petites, en forme de globe béant surmonté de deux oreilles rondes. Ni leur couleur brun jaune ni le feuillage de la plante assez platement banal (rappelant l'ortie) ne captent vraiment l'attention.  Elles méritent pourtant d'être examinées de près pour en saisir la singularité:

Scrofulaire_noueuse__2_ Scrofulaire_noueuse_fleur

La scrofulaire (appartenant - on s'en doute - aux "scrophulariacées") était réputée soigner la scrofule : il s'agit d'une maladie purulente des ganglions du cou (adénopathie cervicale tuberculeuse chronique) formant des plaies autrefois dénommée "écrouelles". Les Rois de France et d'Angleterre avaient le pouvoir de guérir les malades par l'imposition des mains assortie de quelques prières et d'un signe de croix ! Le don n'a pas été transmis aux divers présidents de nos cinq républiques, ça se saurait...

Aujourd'hui, la scrofulaire reste encore utilisée en herboristerie pour diverses affections, pas seulement cutanées.

La plante porte aussi le nom de Grande scrofulaire et de Bétoine aquatique entre autres.

Scrofulaire_noueuse__3_  Scrofulaire_noueuse

La plante et une hampe florale en développement :

Scrofulaire_noueuse

Henri IV soignant les écrouelles
Gravure de 1609

Henri_IV_touche_les_escrouelles

Sources : Wikipedia, Google, Grand dictionnaire Larousse - Edition de 1901