Crocus nudiflorus, Sm

S'il y a une fleur qui donne le coup d'envoi de la saison d'automne, c'est bien le crocus (à ne pas confondre avec le colchique ! Pour s'en convaincre, il suffit de  compter les étamines : 6 pour le colchique, mais seulement 3 pour le crocus).

colchiques_collage

Les premiers de la saison se voient dès la fin du mois d'aôut sur les pentes du massif du Pibeste, et ensuite, ce sera par milliers qu'on les verra pointer leur fragile corolle mauve dans tous les prés des alentours.

Une des particularités du crocus est d'émettre la fleur bien avant les feuilles, qui elles, n'apparaîtront qu'au printemps.

L'origine du mot crocus est la transcription latine du mot grec krokos qui signifie fil, filament et désignait à l’origine les stigmates de la plante. C’est également le nom d’un village de Macédoine où la culture du safran occupe encore des centaines d’hectares (source : Parc National des Pyrénées).

Quant au safran, parlons-en justement : il est plus particulièrement produit à partir du stygmate desséché du Crocus sativus. Le safran est une épice appréciée (mais au prix hélas très élevé). Il est toujours produit dans diverses régions de France y compris dans les Pyrénées.

Enfin, un coup d'oeil sur le Colchique des Pyrénées. Il n'aura pas de chapitre sur ce blog car à ma connaissance, il ne pousse pas en Batsurguère, toutefois, on le trouve sans mal dans une grande partie des Pyrénées centrales, en altitude. Sa particularité est de ne pas avoir de tige, on ne peut donc pas s'y tromper. Son  nom latin : Colchicum montanum L. (et parfois aussi Merendera pyrenaica ou encore Merendera bulbocodium. Ici une photo prise au plateau de Saugué (Gavarnie) : 

Merendera pyrenaica ou Colchicum montanum (3)