Pinguicula vulgaris L.

Devant le nom de "grassette", on pourait imaginer une plante... grasse ! Non, ce n'est pas ça, même si ses feuilles sont bien charnues. Cette "pinguicula" intrigue encore par son nom latin, rappelant sans équivoque le pingouin des mers froides...S'agirait-il donc d'une fleur blanche et noire ? Pas du tout !...

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Après quelqes vérifications dans mon vieux dictionnaire de latin, la lumière apparaît enfin. Pingue, pinguis en latin n'est autre de la graisse... et "pinguicula" de la petite graisse, ce qui explique le nom de grassette. Mais que vient faire le pingouin dans tout ça ?

Retour en arrière : un de mes anciens prof de fac, un Irlandais passionné de culture celte, nous avait appris que les deux termes celtes  "pen" (qui signifie tête) et  "gwenn" (qui signifie blanc), étaient à l'origine du mot pingouin en français. Pinguicula_vulgarisJ'en étais resté là. Mais voilà qu'ajourd'hui, en cherchant l'étymologie de notre grassette, j'ai appris que rien n'était certain quant à l'origne celte du mot "pingouin" et qu'une origine latine était tout aussi plausible en raison de la démarche balourde de cet animal grassouillet (froidure oblige...). Bref, entre la plante et l'oiseau, le dénominateur commun serait donc une question de graisse. Pas très appétissant, tout ça...

La grassette pousse en milieu très humide comme les tourbières (ici photographiée sur un ruissellement qui alimente un bassin où viennent s'abreuver les vaches). Une particularité: elle est insectivore... Les mouches qui vont de pair avec les vaches n'ont qu'à bien se tenir !

 

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La pinguicula vulgaris est signalée sur le sentier de découverte, au niveau du sarcophage du Mail d'Arreau, mais celles-ci ont été photograpbiées plus bas, à 600 m. d'altitude environ.